MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

de Molière

Création 2016 du Théâtre de La Ramée
Création théâtrale sur un territoire
avec la Communauté de Communes de la Picardie Verte
avec le soutien de la DRAC des Hauts de France et
du Conseil Départemental de l’Oise

Avec
Boris Bénézit : Eraste
Emmanuel Bordier : Sbrigani
Olivier Cariat : Oronte
Marie-Laure Desbordes : Nérine
Fred Egginton : le Médecin
Morgane Grzegorski : Julie
Stéphane Piasentin : Léonard de Pourceaugnac
Antoine Laloux : l’ Apothicaire
et
Christophe Fouquet
Héléna Lebesgue

Lumières/Régie
Elodie Gérard

Scénographie/Construction
Sébastien Choriol

Costumes/Décor
Eve-Céline Leroux

Musique /Arrangements
Boris Bénézit
Antoine Laloux

Mise en scène
Marianne Wolfsohn

Note d’intention

Avec Monsieur DE Pourceaugnac, nous poursuivons un double partenariat : d’une part, le partenariat initié en 2014 avec la Communauté de Communes de la Picardie Verte, terre d’accueil et de création de Hermann de Gilles Granouillet et d’autre part celui que menons avec Molière dont nous avons créé un Malade imaginaire en 2011.

Souhaitant fédérer l’ensemble des communes partenaires de la résidence artistique autour d’une création qui puisse les concerner et dont elles puissent s’emparer, Molière nous a semblé être l’auteur idéal, l’auteur patrimonial par excellence. Populaire, il draine le public et permet, néanmoins, de provoquer la discussion, les interrogations.

Il est surtout d’actualité, terriblement : des filles sommées d’épouser un mari qu’elles n’ont pas choisis (et en général, jamais rencontrés…), des pères prêts à vendre ces mêmes filles à plus riches ou plus influents qu’eux, des hommes âgés à la recherche de femmes jeunes et belles (et parfois même, riches) qui valorisent leur image, des médecins ne doutant pas de leur savoir, empoisonnant les malades tout en pensant les soigner et se livrant à des guerres de chapelles, …reste le « petit peuple » (cf. Pierre Dubois — dont nous empruntons le titre, mais dont les personnages et problématiques ne sont pas si éloignés de notre thème générique lié à la ruralité) : domestiques, amoureux sans fortune, petits « combinards » qui tentent comme ils le peuvent de se faufiler entre les gouttes d’une vie où pleuvent les coups (ceux du sort, également…)

Cette universalité et cette intemporalité sont les marques des « classiques ».

Monsieur DE Pourceaugnac permettra d’évoquer la question du regard que pose le monde rural sur l’ « urbain ». Et réciproquement.

Et, par effet de loupe, la question de l’étranger et de l’inconnu, de celui qui « est chez nous »  et qui « n’est pas de chez nous ».

La mise en scène propose d’inverser le contexte initial de la pièce : il ne s’agira pas d’un provincial qui « monte » —…ou « descend » — à Paris mais d’un « parisien », symbole de l’urbain, de l’habitant d’une grande ville, qui se rend à la campagne.

La violence est déjà là, dans la confrontation de ces deux mondes qui s’ignorent et se méprisent.

Pourceaugnac se rend à la campagne pour épouser une jeune fille sans qu’elle ait pu donner son avis sur la question : la farce se nourrit de violence et de cruauté également.

Marianne Wolfsohn
février 2016